L’emballage palettisé est au cœur de la logistique pour beaucoup d’entreprises. Que ce soit pour le transport, le stockage, la manutention, le film étirable joue un rôle essentiel : il protège, stabilise, retient les charges. Mais tous les films étirables ne se valent pas. Entre les différences de matériau, d’usage, de performance, faire le bon choix peut avoir des conséquences importantes — sur les coûts, sur la sécurité, sur l’efficacité, et sur l’impact environnemental. Voici une exploration des types de films étirables, des critères à considérer, et quelques pistes pour déterminer lequel est le plus adapté à vos besoins.
Ce qu’est un film étirable et ses principaux enjeux
Un film étirable est une pellicule plastique, souvent à base de polyéthylène, qui s’étire lorsqu’on l’applique sur une palette ou une charge. La tension est ce qui permet de serrer la charge, de la contenir, de la maintenir stable pendant le transport et la manutention. Plus le film est capable d’étirement sans se casser, meilleure est la tenue, moins il faut de film pour faire le travail. Mais c’est une équation avec plusieurs variables : l’épaisseur, la largeur, le type de polyéthylène (souvent linéaire basse densité, LLDPE, ou versions cast dont la finesse et la résistance diffèrent), le pré-étirage, la résistance à la perforation ou aux chocs, la finition (transparent, opaque, anti-UV, etc.), ou encore si le film est utilisé manuellement ou à la machine.
Les enjeux pour une entreprise sont multiples : maîtriser les coûts (moins de perte, moins de matériau gaspillé), assurer la protection des marchandises, optimiser la manutention, réduire les déchets, éventuellement répondre aux exigences réglementaires ou aux attentes écologiques des clients.
Les différents types de films étirables
Parmi les films étirables, on distingue plusieurs grandes familles, selon leur mode d’usage, leur fabrication, leurs propriétés très techniques.
Film étirable manuel
C’est celui que l’on utilise à la main. Il convient bien aux entreprises avec des volumes de palettes modestes ou quand la palettisation se fait sans machine. Le film manuel doit être assez facile à dérouler, avoir une prise de main confortable, offrir un bon pouvoir d’adhérence. Généralement, ces films ont des épaisseurs plus importantes que les versions machine, parce que l’effort appliqué par l’opérateur est moindre, mais ils doivent tout de même être résistants aux déchirures. On attend d’eux qu’ils soient compatibles avec des dérouleurs ou des supports qui facilitent la pose, pour éviter la fatigue ou les accidents.
Film étirable machine
Quand le volume est élevé et que vous disposez de banderoleuses ou de machines automatiques, le film étirable machine est souvent le plus adapté. Il est généralement plus fin, mais capable d’un fort étirement. Le film machine est conçu pour être appliqué rapidement, régulièrement, avec une tension contrôlée. On y valorise la constance des performances, la résistance à l’abrasion, la possibilité de travaux intensifs jour après jour. Le film doit correspondre aux spécifications de la machine : largeur du mandrin, capacité de pré-étirage, résistance du film à la vitesse de bobinage.
Films pré-étirés
Le pré-étirage est un procédé qui consiste à étirer une partie du film dès sa fabrication ou dans un procédé préparatoire, de sorte qu’à l’utilisation, le film se prolonge davantage avec moins d’effort, avec une mémoire élastique qui permet qu’il reprenne une certaine tension. Le film pré-étiré permet souvent d’économiser de la matière, de réduire le poids des bobines, de faciliter la manutention. Il est utile dans les deux catégories — manuel ou machine — mais surtout quand on cherche à minimiser les coûts tout en conservant une bonne tenue de charge.
Films cast vs films soufflés
Dans la fabrication du film étirable, deux procédés sont courants. Le procédé “cast” produit des films très lisses, à uniformité élevée, souvent plus transparents, avec un déroulé silencieux. Le procédé “soufflé” (blown) génère un film avec une plus grande résistance à la perforation, une meilleure tenue aux angles saillants, plus de souplesse dans des environnements difficiles, notamment s’il y a des écarts de température. Le choix entre cast et soufflé dépend souvent des conditions d’utilisation : si la palette a des coins pointus, des charges irrégulières, ou si le transport est rude, un film soufflé pourrait mieux résister.
Films renforcés, opaques, anti-UV et finitions spéciales
Au-delà des propriétés mécaniques, il existe des films étirables avec des finitions adaptées : opaques pour masquer le contenu de la palette (utile en termes de sécurité, pour éviter les vols ou la curiosité), films anti-UV si vous stockez dehors ou transportez sous la lumière directe, films renforcés pour charges lourdes ou aux formes complexes, films micro-perforés pour permettre une ventilation, films avec surface glissante ou collante selon que vous voulez qu’ils adhèrent fortement ou qu’ils se défilent facilement selon les besoins. Ces options spécialisées coûtent un peu plus, mais peuvent rapporter beaucoup si elles évitent des dommages ou des pertes.
Films recyclés et options écologiques
Enfin, l’aspect écologique devient de plus en plus central : films contenant du polyéthylène recyclé, films plus fins mais performants, films pré-étirés pour réduire la matière première, ou même des alternatives biosourcées ou compostables selon les régions ou les usages. Choisir une version plus écologique ne doit pas se faire au détriment de la performance, mais c’est un élément de différenciation fort, de conformité possible aux exigences réglementaires, et souvent apprécié par les clients.
Comment évaluer ce qui est “optimal” pour votre entreprise
Choisir le bon film étirable ne se fait pas au hasard. Plusieurs facteurs spécifiques à votre chaîne logistique et à votre secteur jouent un rôle décisif.
Volume et cadence de palettisation
Si vous filmez peu de palettes par jour, un film manuel ou semi-manuel peut suffire. Mais si votre entreprise utilise la palettisation intensivement, ou à haut débit, un film machine, éventuellement pré-étiré, peut améliorer substantiellement la productivité et réduire le coût unitaire.
Nature de la charge (poids, homogénéité, forme, sensibilité)
Une palette de produits tous droites, homogènes (boîtes identiques, surfaces lisses) aura besoin d’un film différent d’une charge variée avec pièces saillantes, objets fragiles, angles agressifs, charges lourdes. Si la charge a des parties pointues, il est souvent souhaitable d’avoir un film soufflé résistant, voire renforcé. Si la forme est régulière ou si le poids est léger, un film cast fin peut suffire.
Conditions de transport et de stockage
Est-ce que la palette va être stockée dehors, exposée à la lumière, aux UV, à la pluie ou l’humidité ? Est-ce que le transport est sur longue distance, avec des secousses, des variations de température ? Est-ce que vous avez des contraintes liées à l’empilage, aux vibrations ? Ces conditions imposent des choix : films anti-UV, films renforcés, films avec mémoire d’élasticité, ou films particulièrement résistants aux perforations.
Coût total (matière, main-d’œuvre, déchets)
On ne regarde pas seulement le prix au rouleau. Il faut prendre en compte le coût de la main-d’œuvre (pose manuelle vs automatique), les pertes quand le film casse ou ne tient pas bien, les coûts de non-qualité ou de dommages pendant le transport, les déchets générés, le stockage ou le transport des bobines lourdes. Un film plus cher mais plus performant peut s’avérer rentable sur le long terme si toutes ces variables sont favorables.
Impact environnemental
De plus en plus, les entreprises incluent dans leurs critères le cycle de vie du film : l’origine des matières, la quantité de plastique utilisé, la recyclabilité, si le film peut contenir du recyclé (“PCR” : Post Consumer Recycled), si le film peut être revalorisé, s’il produit moins de déchets plastiques, s’il supporte des usages écologiques. Ce type de critère devient un différenciateur, et dans certains marchés, voire une exigence réglementaire.
Compatibilité avec votre matériel
Il ne faut pas sous-estimer l’importance de la compatibilité. Si vous avez une banderoleuse spécifique, elle aura des limites de largeur, d’épaisseur, de mandrin, de pré-étirage. Le film doit correspondre à ces contraintes machines. Sinon, inefficacité, surcoût, pertes de temps.
Erreurs à éviter et bonnes pratiques
Quand on se lance dans le choix d’un film étirable, certaines erreurs reviennent fréquemment. Éviter ces pièges peut vous faire économiser beaucoup.
L’erreur de négliger les conditions réelles d’utilisation. Acheter un film “standard” parce qu’il est moins cher mais l’utiliser dans un contexte agressif (angles saillants, températures basses ou exposure UV) peut conduire à des ruptures, des glissements de palette, des dommages de marchandise.
Croire que plus fin est toujours meilleur : un film trop fin, mal adapté, pourrait ne pas tenir la charge ou céder sous tension, entraînant plus de perte de film ou plus de déchets que si un film plus épais, mais bien choisi, était utilisé.
Ignorer la dynamique de l’opérateur ou de la machine : pour un usage manuel, le confort, le déroulé, le poids des bobines, les assortiments de mandrins, etc., comptent beaucoup. Pour une machine, la capacité de pré-étirage, la vitesse et la largeur du film, les mandrins, etc., doivent être adaptés.
Ne pas considérer les coûts indirects : perte de produit, endommagement, temps de pause, temps de remplacement, rebuts. Un film de meilleure qualité peut coûter plus cher à l’achat mais coûter moins au total.
Ne jamais oublier l’impact environnemental : même si ce n’est pas encore une exigence formelle, cela devient une attente forte. Réduire le volume de plastique, intégrer du recyclé, choisir des films moins polluants, ou soutenir la recyclabilité.
Que fait Tilak Polypack pour aider à faire le bon choix
Chez Tilak Polypack, nous comprenons que chaque entreprise a ses contraintes propres : taille de l’entreprise, nature des charges, fréquence de transport, attentes écologiques, machines existantes. C’est pourquoi nous proposons une gamme diversifiée de films étirables — manuels, machines, cast, soufflés, pré-étirés, renforcés, opaques, etc. — et nous accompagnons nos clients avec des conseils personnalisés pour adapter le film optimal.
Nous testons les performances de nos films dans des conditions proches de l’usage final : transport, stockage, manutention, variations climatiques. Nous offrons aussi des solutions avec des matières recyclées, des films plus fins mais conçus pour conserver la résistance, et des finitions spéciales selon les besoins (anti-UV, opaques, renforts).
De plus, Tilak Polypack travaille avec ses clients pour ajuster les paramètres tels que l’épaisseur, la largeur, la capacité de pré-étirage, afin d’optimiser le coût total de l’emballage. Car souvent, diminuer la consommation de film, réduire la main-d’œuvre, éviter les pertes, cela génère des économies bien supérieures au simple prix du rouleau.
Conclusion : une décision stratégique, pas purement technique
Choisir un film étirable optimal pour votre entreprise n’est pas seulement une question de technique ou de performance. C’est aussi une stratégie globale : les coûts totaux, la sécurité des marchandises, la productivité, l’image de votre entreprise, et plus largement son impact environnemental.
Le bon film étirable est celui qui répond à vos attentes concrètes : ce que vous emballez, comment vous le transportez, à quelle cadence, dans quelles conditions, avec quels équipements, et avec quelles priorités (coût, durabilité, confort des opérateurs…).
Chez Tilak Polypack, notre mission est de vous aider à faire ce choix éclairé : offrir des films qui allient performance, sécurité, économie et conscience écologique. Vous méritez un film étirable qui ne soit pas seulement adapté, mais optimisé.

